L’Histoire avec un grand « H » se conjugue avec Chaource

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De 400 A 1870

A cette époque, le roi carolingien Charles le Chauve donna à son fidèle compagnon Robert sa villa de Cadusia, c’est à dire la châtellenie de Chaource , avec tout ce qui en dépendait,esclaves, bois, prés, pâturages, eaux et cours d’eau…
Bâti sur un marais asséché, le village possède, dés 854, une église en torchis et en chaume.
Un château est édifié sur l’emplacement actuel de la place du Berle : ce n’est qu’une tour de bois entourée de palissade et de remblais.Au XIIème siècle, les habitants de Chaource dépendent des Comtes de Champagne et des Abbés de Montiéramey. Au début du XIIIèmè siècle, le château est construit en pierre, il se compose d’un donjon et d’une chapelle.Pendant la guerre de 100 ans, Chaource dépent des Ducs de Bourgogne.
A partir de 1562, c’est la guerre civile en Champagne : catholiques et protestants s’affrontent;Chaource est pillé et le château est assiégé en 1578.
En 1646, la forteresse tombe en ruines.
En 1732, les tours s’écroulent. Lors de la démolition de l’une d’entre elles, on découvre un trésor : des pièces d’or aux effigies de Louis XII, François Ier et Charles IX. Les habitants utilisent les pierres pour leurs travaux.
En 1792, il ne reste plus rien du château.
Pendant la guerre de 1870-187 : La plupart des Chaourçois furent mobilisés au bataillon des Mobiles de l’Aube. Le 29 décembre, les premières troupes prussiennes arrivèrent à Chaource. La commune dut fournir aux troupes d’occupation : avoine et foin pour les chevaux et pain, vin, bois et paille pour les hommes de troupes.

1914-1918
Le 2 août 1914, le tocsin sonna à Chaource à 16h, annonçant la mobilisation générale et le départ des réservistes. Peu après la déclaration de la guerre, devant l’avance allemande au nord de la Champagne, de nombreux habitants de la Marne et surtout des Ardennes fuient vers le Sud. Chaource accueillera bon nombres de familles des Ardennes qui conserveront ensuite, la guerre terminée, des liens d’amitiés avec des familles d’accueil, ou pour quelques unes feront souches.
Pendant la bataille de la Marne, on entendait à Chaource, le grondement de l’artillerie.
Inutile de dire que Chaource, comme toutes les communes de France, paya un lourd tribut avec 35 victimes sur 160 mobilisés.
Après la guerre, comme dans la quasi totalité des villages de France, la municipalité chaourçoise décida la construction d’un monument en hommage à ses habitants tombés pour la patrie.
Le dernier  » poilu  » de Chaource, Victor Guichard est décédé en 1987.
1939-1945
Chaource pendant la guerre de 1939-1945 : Le 5 juin 1940, les avions ennemis survolent de plus en plus fréquemment la région et laissent tomber quatre bombes à proximité du château de la Cordelière, résidence du comte Chandon de Briailles, maire de Chaource, où cantonne un état-major en repli.
Le matin du 14 juin , les habitants se préparent au départ, entassant fébrilement leurs objets les plus précieux ou les plus utiles dans leurs voitures. Dans l’après midi, l’aviation allemande jete ses bombes dans la forêt de Chaource. A 19h50, le maire a fait annoncer au son du tambour, un avis demandant aux habitants de quitter l’agglomération. Les chaourçois n’en auront pas le temps. Une vague de douze à quinze Stukas piquent sur le village et lâchent leurs bombes, puis procèdent à un tir de mitrailleuses pour achever leur œuvre de mort et de destruction.
Un épouvantable spectacle s’offre aux yeux des survivants terrorisés : maisons éventrées ou en flammes, gravats obstruant la chaussée…
L’église a terriblement souffert, murs lézardés, toiture béante, de magnifiques vitraux du XVIème siècle sont pulvérisés.
S’en suivra l’occupation du village par les troupes allemandes qui instaurent le couvre-feu et installeront leur  » Kommandantur  » à la mairie de Chaource. Le 25 Aout 1944 , arrivée des premières automitrailleuses US du 2ème Régiment de Cavalerie. Le 27 août 1944 , grosse effervescence, un important convoi américain composé de jeeps, canons et chars traverse le village en direction de Troyes et de Bar-sur-seine.
A partir du 10 septembre , tout danger est définitivement écarté.
Le 8 mai 1945, à la signature de la capitulation allemande annoncée à la radio, les drapeaux sont arborés aux fenêtres.
A 13h, les cloches de l’église carillonnent pendant deux heures.
L’enthousiasme et la joie sont indescriptibles.
LA HALLE ET LES MARCHES
Un marché qui se tient le lundi, était déjà signalé en 1276.
En 1362, une halle fut construite, on y vendait notamment des grains et du bois.
Il semble qu’en 1387, la halle était démolie ou qu’elle avait changé de place.
En 1566, les habitants contribuaient pour moitié aux réparations.
Le 21 mars 1578, la halle jusqu’alors située derrière le château fut transférée en un endroit nouveau près de l’église. c’est sans doute de cette époque que date l’ancienne halle démolie en 1883.
En 1739, il y a un marché chaque jeudi.
Au siècle dernier, le marché est une vieille bâtisse en torchis et à arcades, aux piliers de bois tortueux qui sert à la fois de marché et d’hôtel de ville. Il est situé au centre du pays face aux arcades de style renaissance : les Allours. Sous les arcades se tient le marché aux grains; place de l’église.
Cette bâtisse est démolie en 1883 et remplacée en 1892 par une halle en fer avec toiture.
Le marché se tiendra désormais chaque lundi.
LA MAIRIE, LES ARCADES ET LE CHÂTEAU L’HÔTEL DE VILLE

 

Le premier hôtel de ville était situé sur place du marché. La municipalité décide de changer d’emplacement et acquiert en 1880 un immeuble situé dans la grande rue. La ville prend possession des locaux le 1er janvier 1881. Le fronton de l’immense grille centrale est décoré des noms des anciens propriétaires.
LES ARCADES
Les plus anciennes maisons des Arcades ou Allours datent du XVème siècle.
L’ensemble est occupé par plusieurs commerces : un café, une épicerie, une boulangerie.
En 1966, la municipalité achète le bâtiment pour en faire la M.J.C.
LE CHÂTEAU DE LA CORDELIÈRE
Le bâtiment ancien fut construit vers 1780.
Vers 1892, un nouveau château plus vaste et plus fonctionnel vit le jour. Sa dépense se montera à plus de 1200 000 francs de l’époque.
La Cordelière en construction en 1892.
Il sera inauguré en novembre 1900.

De nos jours le château de la Cordelière accueille un parcours de golf de 18 trous dans un domaine de 50 hectares de verdure, de bois et de vallons en lisière de la forêt d’Aumont et tout près du village de Chaource.